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	<title>L&#039;œil du SR</title>
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	<description>Le blog des secrétaires de rédaction de l&#039;EMI-CFD 2010</description>
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		<title>La mariée avait fauté</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 12:52:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cindy Roudier</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'œil sur la langue]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;L&#8217;amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d&#8217;orties&#160;&#187; (proverbe finlandais). Quoi de plus étonnant que notre mariée ne le fut qu&#8217;en rêve, tant de fautes (seize, pour être précis) s&#8217;étant glissées dans son cortège ? Pour bien débuter l&#8217;année, un petit jeu d&#8217;orthographe (et autres barbarismes, emplois fautifs&#8230;) incitera à la vigilance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>&laquo;&nbsp;L&#8217;amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d&#8217;orties&nbsp;&raquo; (proverbe finlandais). Quoi de plus étonnant que notre mariée ne le fut qu&#8217;en rêve, tant de fautes (seize, pour être précis) s&#8217;étant glissées dans son cortège ? Pour bien débuter l&#8217;année, un petit jeu d&#8217;orthographe (et autres barbarismes, emplois fautifs&#8230;) incitera à la vigilance avant d&#8217;embrasser le métier de SR. Toutes les réponses dans le billet intitulé: &laquo;&nbsp;La mariée avait fauté, et fut corrigée&nbsp;&raquo;.</strong><br />
</span></p>
<p><span id="more-1476"></span><span style="color: #000000;">La mariée fut stupéfaite de découvrir qu&#8217;elle avait été abandonnée devant l&#8217;autel, avec pour toute compagne d&#8217;infortune sa lourde robe blanche. Son premier mouvement lorsqu&#8217;elle réalisa ce qui lui était arrivé fut de se retourner vers la horde de convives assoifés pour prendre à parti le premier qui lui tomberait sous la main et l&#8217;agonir d&#8217;injures. Autant prendre le premier avion et partir aux Maldives sur le champ. Se tournant vers son meilleur ami qui lui avait conseillée de se méfier, elle reconnu : &laquo;&nbsp;Autant pour moi, c&#8217;est toi qui avais raison. La prochaine fois, c&#8217;est sûr, je te ferais confiance.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">C&#8217;était un rêve. Il est dix heures. Le réveil n&#8217;a pas sonné. Branle-bas de combat. Un café avalé en quatrième vitesse, une douche de trois gouttes. Voilà, je suis enfin dans le train. Les portes du studio cinéma sont grandes ouvertes. Je rentre, salue la réceptionniste et demande : &laquo;&nbsp;C&#8217;est journée portes ouvertes aujourd&#8217;hui ? -Non, me répond-t-elle, c&#8217;est juste que M. Spielberg arrive dans trente minutes. -Merde, je fais avec une voix aigüe, sortie tout droit d&#8217;un violon mal accordé, qui a littéralement stupéfait mon interlocutrice.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sans autre mot, je dévale les escaliers. Manque de chuter. Trois fois. Et c&#8217;est tout en sueur que j&#8217;atteins le quinzième étage. Complètement omnubilée par les reproches qu&#8217;allait me faire Jean-Louis, mon patron, j&#8217;ai oublié qu&#8217;il y avait un ascenceur. Un de ceux qui vous transportent au septième ciel en quarante kilomètres/heure.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Presque en larmes, la mine défaite et bourrée de remords, j&#8217;entre dans le bureau de Jean-Louis. &laquo;&nbsp;Bonjour&nbsp;&raquo;, dis-je avec la même intonation de violon désaccordé. Sa gorge tressaille. Je me rappelle de la colère qu&#8217;il avait piqué lorsque, il y a une semaine, j&#8217;ai renversé mon café sur sa chemise. Sur cet entrefaite, en une sorte de claquement lingual, il lance : &laquo;&nbsp;Spielberg nous confie le montage de sa plus grosse production, <em>Le Quai de Wigan,</em> adapté du roman éponyme de George Orwell, et vous vous permettez d&#8217;être en retard ! Vous êtes virée.&nbsp;&raquo;</span><br />
Alexandra Depierre et Cindy Roudier</p>
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		<title>Trouve les bons maux de Raoul</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 12:17:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Lamblin Morel</dc:creator>
				<category><![CDATA[A vous de voir]]></category>
		<category><![CDATA[évolution langue]]></category>
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		<description><![CDATA[ À travers l’épopée de notre héros, choisis le terme approprié parmi les deux propositions entre parenthèses. À toi de déjouer les pièges.
Après être passé sous les fourches caudines de (l’amour &#8211; la prison), Raoul est devenu un autre homme. Il a renoué avec ses amis. Il a abandonné ses messes noires, son lit en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> À travers l’épopée de notre héros, choisis le terme approprié parmi les deux propositions entre parenthèses. À toi de déjouer les pièges.</strong></p>
<p>Après être passé sous les fourches caudines de (<strong><em>l’amour &#8211; la prison</em></strong>), Raoul est devenu un autre homme. Il a renoué avec ses amis. Il a abandonné ses messes noires, son lit en forme de tombe et son papier peint à têtes de mort. Tout ce décor (<strong><em>macabre &#8211; morbide</em></strong>) l’avait lassé. Raoul, c’est ce type (<strong><em>dégingandé &#8211; déguingandé</em></strong>) qui, au lycée, s’amusait à écrire des portraits (<strong><em>satyriques &#8211; satiriques</em></strong>) sur ses camarades de classe. Il avait amassé toute une collection de livres érotiques. Quand sa mère est tombée dessus, elle a fait des coupes (<strong><em>sombres &#8211; claires</em></strong>) dans sa bibliothèque. Il lui est resté à peine un quart des ouvrages. Et les ennuis ont continué. Lorsqu’il a rencontré sa femme, on peut même dire qu’il (<strong><em>a fait son chemin de Damas &#8211; est passé de Charybde en Scylla</em></strong>). Sous des dehors d’agneau, c’était une louve. Elle lui a fait une vie infernale. A cause d’elle, il a eu des soucis (<strong><em>pécuniers &#8211; pécuniaires</em></strong>) et il est tombé (<strong><em>à nouveau &#8211; de nouveau</em></strong>) dans ses anciens travers. Loin de nous l’idée d’en faire un (<strong><em>martyr &#8211; martyre</em></strong>), Raoul n’était pas exactement un ange. Malgré le temps qu’il consacra à son instruction en solitaire, il devint un parfait (<strong><em>macho &#8211; phallocrate</em></strong>). Il s’était en effet arrêté aux Grecs et considérait toujours, texte à l’appui, qu’une femme ne devrait pas avoir accès à la citoyenneté. Ses camarades lui trouvèrent d’ailleurs le bel/beau (<strong><em>épithète homérique &#8211; surnom</em></strong>) de « Raoul aux idées courtes », après quelques conversations animées. Lui qui avait si bien su les impressionner par sa science érotique, était rapidement passé de (<strong><em>la roche Tarpéienne au Capitole</em></strong> – <strong><em>du Capitole à la roche Tarpéienne</em></strong>). Sous la (<strong><em>houlette – férule</em></strong>) d’un de ses camarades, il fut contraint régulièrement de demander pardon à la (<strong><em>vierge Marie -Madone</em></strong>) pour ses insultes contre la gente féminine. C’est à cette époque, pourtant, qu’il troqua ses rituels sataniques contre l’adoration quotidienne d’une icône peinte, représentant un (<strong><em>chérubin &#8211; séraphin</em></strong>) aux trois grandes ailes dorées.</p>
<p>Alexandra Depierre et Caroline Six</p>
<p><strong>Réponses</strong> :<span id="more-1733"></span></p>
<p>- L’expression <strong><em>« passer sous les fourches caudines »</em></strong> signifie subir des conditions humiliantes. Elle s’applique donc plutôt à la prison qu’à l’amour&#8230;</p>
<p>- <strong><em>Macabre</em></strong> désigne le côté lugubre de la mort. Cet adjectif est plus approprié que morbide qui fait référence à la maladie.</p>
<p>- <strong><em>Dégingandé (prononcez « déjingandé ») </em></strong>est le bon terme pour décrire Raoul. Il s’emploie pour désigner une démarche sans assurance et irrégulière; peut s’employer aussi pour décrire un laisser-aller, un manque de tenue. Attention : déguingandé n’existe pas.</p>
<p>- <strong><em>Satirique </em></strong>qui appartient au genre de la satire<em> </em>(écrit dans lequel l’auteur critique une époque, une morale ou attaque certains personnages en se moquant).</p>
<p>- <strong><em>Satyrique</em></strong> <strong>:</strong> qui a rapport aux satyres (divinité terrestre représentée par un corps d’homme, des cornes et des membres inférieurs de bouc, réputé pour son comportement libidineux)<em>.</em></p>
<p><strong><em>- Les coupes sombres </em></strong><strong>:</strong> en forêt, elles préservent l’obscurité et sont de faible importance, à la différence des coupes claires qui donnent de la lumière et détruisent de nombreux arbres. C’est donc une coupe claire qu’a subie la bibliothèque de Raoul.</p>
<p>- Raoul est passé de <strong>« <em>Charybde en Scylla »,</em></strong> expression qui signifie échapper à un péril pour tomber dans un autre. <strong>« <em>Faire son chemin de Damas »</em></strong><strong> </strong>signifie opérer un changement radical dans son comportement.</p>
<p><strong><em>- Pécuniaires </em></strong><strong>:<em> </em></strong>qui concerne les ressources en argent, la fortune, l’adjectif « pécunier » N’EXISTE PLUS.</p>
<p><strong><em>- De nouveau</em></strong> <strong>:</strong> signifie « derechef », « une fois de plus » tandis que  « à nouveau » veut dire « d’une manière totalement différente ».</p>
<p>- <strong><em>Martyre</em></strong> <strong>:</strong> renvoie au calvaire subi. <strong><em>Martyr</em></strong>, à celui qui le subit.</p>
<p>- <strong><em>Macho</em></strong> <strong>:</strong> désigne une forme plus primaire de mépris pour les femmes alors que <strong><em>phallocrate</em></strong> sous-entend que l’individu affirme son désir de dominer l’autre sexe par une idéologie.</p>
<p><strong><em>-  Homérique</em></strong> <strong>:</strong> est un épithète qui qualifie une personne (de façon récurrente et déterminante) à la façon dont Homère désigne ses personnages épiques. Ainsi, Achille est dit « aux pieds légers », Athéna « aux yeux pers » et Hélène « aux bras blancs ».</p>
<p>- <strong><em>« La roche Tarpéienne est proche du Capitole »</em></strong>, du latin « <em>Arx tarpeia Capitoli proxima ».</em></p>
<p>La roche Tarpéienne, située à l&#8217;extrémité sud-ouest de la colline du Capitole, signale l&#8217;endroit où Tarpéia (fille de Romulus) a été ensevelie. Elle a trahi son père en aidant, par amour, le roi des Sabins à passer les portes de la citadelle avec ses troupes (alors en guerre contre les Romains). A la fin du combat, elle demande sa récompense : les très beaux bijoux en or portés au bras gauche par les Sabins. Ils lui donnèrent en plus les boucliers qu’ils avaient au même bras : elle mourut écrasée.</p>
<p>Depuis, cet emplacement est dédié par les Romains à l&#8217;exécution des traîtres. Sa proximité avec le Capitole, haut lieu du pouvoir à Rome, rappelle à chacun que le châtiment suprême peut succéder aux plus grands honneurs.</p>
<p>- <strong><em>Sous la houlette </em></strong><strong>: </strong>la houlette désigne le bâton de berger (connotation bienveillante); <strong><em>la férule, </em></strong>elle,<strong> </strong>est<strong> </strong>la réglette dont se servaient les maîtres d&#8217;école pour taper sur les doigts des élèves.</p>
<p>-<strong><em> Madone </em></strong><strong>:</strong> représentation de la vierge et non la vierge elle-même.</p>
<p>- <strong><em>Le séraphin</em></strong> <strong>:</strong> est un ange à trois ailes car il est hiérarchiquement supérieur au <strong><em>chérubin</em></strong> qui, lui, n’a que deux ailes et se trouve plutôt au second plan sur les tableaux de la Renaissance. Généralement, le séraphin est représenté avec un visage âgé, contrairement au chérubin<strong>.</strong></p>
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		<title>Ya-ka, fô-kon</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 12:04:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandra Depierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'œil sur la langue]]></category>
		<category><![CDATA[évolution langue]]></category>
		<category><![CDATA[institution]]></category>
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		<description><![CDATA[Avec son essai Zéro faute, sorti en septembre 2009 aux éditions Mille et une nuits, le journaliste et auteur de plusieurs best-sellers, François de Closets, relance le débat sur la réforme de l’orthographe. Une question importante à l’heure où, pour pallier les lacunes de leurs étudiants, certains établissements supérieurs remettent au programme des cours d’orthographe.
« [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec son essai <em>Zéro faute</em>, sorti en septembre 2009 aux éditions Mille et une nuits, le journaliste et auteur de plusieurs best-sellers, François de Closets, relance le débat sur la réforme de l’orthographe. Une question importante à l’heure où, pour pallier les lacunes de leurs étudiants, certains établissements supérieurs remettent au programme des cours d’orthographe.</strong></p>
<p><em>« Il faut décriminaliser les fautes d’orthographe »</em> assène François de Closets, qui dans son essai, <em>Zéro faute</em>, remonte l’un de ses chevaux de bataille favoris : la réforme de l’orthographe. Le linguiste Jean-Pierre Jaffré, chercheur au CNRS et spécialiste des évolutions des langues, lui emboîte le pas : <em>« Il faut accepter une variation orthographique aussi longtemps que le sens n’est pas altéré »</em>. À en croire ces deux défenseurs des délinquants orthographiques, il faudrait donc légaliser les fautes les plus courantes : unifier le pluriel des noms (notamment en changeant ceux en <em>x</em> pour leur donner le <em>s</em>, et en normalisant le pluriel des noms composés), rendre invariable tout participe passé employé avec « avoir », etc.<br />
<span lang="fr"><span id="more-891"></span></span>Il est un fait que l’orthographe n’a -depuis que le français est devenu une langue écrite, au XVe siècle- connu que des réformes superficielles, telles l’introduction de l’accent circonflexe pour remplacer le s muet de certains mots (hospital, hostel, etc.). Pourquoi si peu de changements ? Jean-Pierre Jaffré l’explique : <em>« L’histoire des orthographes montre que plus il y a de gens qui savent écrire, plus il y a de conservatisme, et plus une réforme radicale est improbable. »¹</em></p>
<p>Cela explique parfaitement le semi-échec qu’a connu la dernière réforme de 1990, qui n’est toujours pas pleinement appliquée. Celle-là se limitait pourtant à de simples « rectifications », selon le terme employé par le <em>Journal Officiel</em> : régulariser certains accents, normaliser des mots composés (traits d’union, pluriel), autoriser la marque du pluriel pour les mots importés de langues étrangères et l’invariabilité du participe passé du verbe « laisser » suivi d’un infinitif. Ces aménagements, de portée déjà très limitée, n’ont que très progressivement été intégrés dans les manuels scolaires et revues, le Robert et dans le Dictionnaire de l’Académie française – et cette dernière, encore prudente, précise qu’<em>« aucune des deux graphies ne peut être tenue pour fautive. »</em> L’Éducation nationale a ainsi attendu 2007 pour émettre la circulaire recommandant l’application de cette réforme.<br />
Aussi Dominique Meyer, grammairienne, s’interroge : <em>« Qu’y a-t-on gagné ? »</em> Avec nombre de ses confrères, elle rappelle que s’attaquer à la sacro-sainte orthographe n’est pas chose facile, <em>« cela se programme sur un très long terme »</em>.</p>
<p>À défaut de simplifier l’orthographe pour la mettre à la portée de tous, sera-t-il nécessaire de l’enseigner à chacun bien au-delà de l’âge auquel il est censé la maîtriser ? C’est cette dernière solution qu’ont choisie une cinquantaine d’établissements supérieurs français² dont une section de l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne). Une bonne affaire en tout cas pour la société Woonoz qui fournit le logiciel « Projet Voltaire » destiné à améliorer l’orthographe des étudiants.<br />
<em>Marie Chadefaux</em> et <em>Alexandra</em> <em>Depierre</em> avec <em>Nicolas</em> <em>Vernet</em>.</p>
<p>1. Interview parue dans <em>Libération du</em> lundi 5 octobre 2009.<br />
2. Voir l’article du <em>Parisien</em> paru lundi 28 septembre 2009.</p>
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		<title>Qu&#8217;est-ce qui fait twitter les journalistes ?</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 13:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémy Davis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le net à l'oeil]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveau billet]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>
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		<description><![CDATA[

Les journalistes sont de plus en plus nombreux à s&#8217;exprimer via Twitter, le site de microblogging où l&#8217;on communique en 140 signes maximum. Backchich.info a lancé un débat dans la profession en pointant les conséquences que cette pratique peut avoir sur l&#8217;information.

Le site bakchich.info a créé le buzz sur la toile et dans les médias [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Les journalistes sont de plus en plus nombreux à s&#8217;exprimer via Twitter, le site de microblogging où l&#8217;on communique en 140 signes maximum. Backchich.info a lancé un débat dans la profession en pointant les conséquences que cette pratique peut avoir sur l&#8217;information.</strong></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Le site <a href="http://www.bakchich.info/Les-stars-du-journalisme-en-bref,10050.html" target="_blank">bakchich.info</a> <span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">a créé le buzz sur la toile et dans les médias avec un article daté du 17 février où l&#8217;auteur, caché derrière un pseudonyme, dénonce le web-journalisme made in Twitter et les retentissements que génère le microblogging avec de l&#8217;information « vite écrite, souvent pas vérifiée et tout simplement relayée ».<span id="more-3076"></span></span></span></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="color: #000000;">Plusieurs rédacteurs sont cités et accusés de se complaire dans la notoriété que leur apporte la rédaction de ces « tweets » limités à 140 signes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">« #</span></span></span><span style="color: #000000;">Zontriencompris</span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> »</span></span></span></strong></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Monté en épingle le matin même sur <a href="http://www.france-info.com/chroniques-le-bruit-du-net-2010-02-17-les-journalistes-de-twitter-en-cause-sur-bakchich-info-406221-81-113.html?var_mode=recalcul" target="_blank">France Info</a> par le chroniqueur Internet David Abicker, <span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">le billet d&#8217;humeur a aussitôt déchaîné la colère des twitteriens, qui ont rassemblé leurs critiques sous le mot-clé « #zontriencompris ». </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Interrogé par la radio,</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Xavier Ternisien, journaliste du </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Monde</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> visé par l&#8217;article,</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">relativise les propos de Bakchich. Même s&#8217;il reconnaît qu&#8217;Internet pousse à se mettre en scène et à dire « je », il déclare qu&#8217;il ne faut pas considérer les brèves comme des informations au sens strict. Selon lui, Twitter répond d&#8217;abord à une fonction d&#8217;alerte, de partage et d&#8217;amusement.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">L&#8217;article avance le chiffre de 126 000 utilisateurs du site en France, dont une proportion importante de gens de presse. Qu&#8217;est-ce qui pousse les journalistes à twitter ? Le bloggeur</span></span></span><a href="http://nicolasgosset.wordpress.com/2009/01/26/les-journalistes-et-twitter-partie-12-tentative-de-categorisation/"> Nicolas Gosset</a> s&#8217;est intéressé à la question. Il a dégagé trois pôles d&#8217;intérêt journalistique : l&#8217;accès à une information agrégée, la promotion de son propre contenu et la construction d&#8217;une réputation.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">A défaut d&#8217;être une plateforme de production proprement dite, Twitter serait donc davantage utilisé comme un portail vers l&#8217;information où chaque journaliste serait à la fois un observateur et un « mini-média », selon l&#8217;expression d&#8217;Alice Antheaume, <span id="main" style="visibility: visible;"><span id="search" style="visibility: visible;">responsable de la prospective à l&#8217;école de journalisme de Sciences Po et web journaliste pour Slate.fr.<br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;"><br />
</span><span style="font-style: normal;">Marie Chadefaux et Jérémy Davis</span><strong><span style="font-style: normal;"><br />
</span></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Information payante&#8230; ou pas</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 17:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sonia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le net à l'oeil]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveau billet]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
Le Monde avait ouvert la voie en 2000, Le Figaro s&#8217;est lancé à son tour en février. De plus en plus de journaux rendent une partie de leur site web accessible uniquement sur abonnement. À chaque fois le débat de la gratuité de l&#8217;information sur internet et de la possibilité d&#8217;un nouveau modèle économique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><em> </em></strong></p>
<div id="attachment_3079" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><strong><em><strong><em> <img class="size-thumbnail wp-image-3079" title="20112008" src="http://ateliercfd.org/wpsr/wp-content/uploads/2010/03/20112008-150x150.jpg" alt="©A-S Potier" width="150" height="150" /></em></strong></em></strong><p class="wp-caption-text">©A-S Potier</p></div>
<p><strong><em>Le Monde</em> avait ouvert la voie en 2000, <em>Le Figaro</em> s&#8217;est lancé à son tour en février. De plus en plus de journaux rendent une partie de leur site web accessible uniquement sur abonnement. À chaque fois le débat de la gratuité de l&#8217;information sur internet et de la possibilité d&#8217;un nouveau modèle économique est relancé.</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Depuis le 15 février 2010, le site du <a href="http://www.lefigaro.fr/"><em>Figaro</em></a> propose deux formules payantes : <em>Mon Figaro Select</em> à 8€ par mois (gratuit pour les abonnés papier) et <em>Mon Figaro Business</em>, facturé 15€ par mois.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Il subsiste une version totalement libre d&#8217;accès mais sous un format moins interactif (pour déposer une réaction, il convient de s&#8217;inscrire -gratuitement- à <em>Mon Figaro Connect</em>)<span id="more-2221"></span></p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/"><em>Libération</em> </a>avait également, fin 2009, lancé deux formules payantes permettant entre autres de lire le journal la veille de sa parution en kiosque, et aussi au fur et à mesure de l&#8217;arrivée des articles. Bien avant encore, <em>Le Monde</em> avait lancé son offre payante en 2002 et revendique aujourd&#8217;hui 100 000 abonnés. Quid des autres titres ? Au niveau régional, peu d&#8217;information sur le sujet. D&#8217;ailleurs, tous les quotidiens nationaux ne sont pas passés à l&#8217;accès payant. Certains se posent la question comme<em> </em><a href="http://www.humanite.fr/"><em>l&#8217;Humanité</em></a><em> </em>par exemple.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Quels avantages pour les abonnés ?</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Que proposent concrètement ces offres ? L&#8217;accès à l&#8217;information, aux archives, des services&#8230;?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Pour <em>Le Figaro</em>, il s&#8217;agit d&#8217;« avantages abonnés ». Baptisé Freemium, contraction de « free » et de « premium », cette offre propose un accès aux ventes privées de Bazar Chic (marque du groupe) ou des places en exclusivité pour des concerts. Mais est-ce la solution d&#8217;avenir pour sauver certains quotidiens ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Sur cette vague, le <a href="http://www.nytimes.com/"><em>New York Times</em></a> a annoncé, en janvier 2010, qu&#8217;il rendra une partie de son contenu payant en 2011. Alors même que l&#8217;information gratuite ou non sur la téléphonie mobile est déjà le nouveau terrain de bataille des journaux internationaux.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">« News will be free forever » (L&#8217;information sera toujours libre) a déclaré Antoine Daccord, <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">«</span></span> Community manager » du <em>Figaro.fr</em>, au journal britannique <em>The Guardian</em>, le 12 février dernier.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Sonia Boubarri et Thierry Lepin</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le jour où le monde a Vu</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 17:11:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ngagne Fall</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ça vaut le coup d'œil]]></category>
		<category><![CDATA[photojournalisme]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 21 mars 1928, « Vu » sort en kiosque. En publiant dans un format inédit les clichés des géants de la photo, l’hebdomadaire a témoigné de son temps et révolutionné le traitement de l’image en magazine.
Mettre « à la portée de l&#8217;œil la vie universelle ». C&#8217;était l&#8217;ambition du créateur  des 638 numéros de l&#8217;illustre hebdomadaire français [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 21 mars 1928, « Vu » sort en kiosque. En publiant dans un format inédit les clichés des géants de la photo, l’hebdomadaire a témoigné de son temps et révolutionné le traitement de l’image en magazine.</strong></p>
<div id="attachment_1773" class="wp-caption aligncenter" style="width: 180px"><img class="size-full wp-image-1773" title="02_lopez" src="http://ateliercfd.org/wpsr/wp-content/uploads/2010/02/02_lopez1.jpg" alt="Couverture de Vu, 1933" width="170" height="225" /><p class="wp-caption-text">Couverture de Vu, 1933</p></div>
<p>Mettre « <em>à la portée de l&#8217;œil la vie universelle </em>». C&#8217;était l&#8217;ambition du créateur  des 638 numéros de <a href="http://www.editionsdelamartiniere.fr/livre/Vu,%20le%20magazine%20photographique%201928-1940/9782732437514">l&#8217;illustre hebdomadaire</a> français qui inspirera <em>Life </em>et <em>Regards</em>. Lucien Vogel, homme de presse, est le premier à oser mettre en scène l&#8217;information grâce au reportage photographique. Il libère ainsi l&#8217;image de sa fonction purement illustrative.<span id="more-1758"></span></p>
<p>Dans chaque numéro de <em>Vu</em>, on dénombre entre 50 et 100 photos provenant d&#8217;agences, dont l&#8217;existence est encore discrète, et de photographes indépendants, parmi lesquels figurent des <a href="http://www.comprendre-agir.org/images/fichier-dyn/resume/2006/dossier_de_presse_le_front_populaire_des_photographes_.pdf">grands noms</a> tels que Brassaï, Man Ray, Germaine Krull, André Kertész ou Robert Capa.</p>
<p>Les sujets publiés sont variés. Certains sont légers ou poétiques, comme « Les mystères de la foire aux puces » (<em>Vu,</em> n° 12, 6 juin 1928 par Germaine Krull) ou « Chagrin d &#8217;amour, poème photographique » de Rémy Duval (<em>Vu,</em> n° 365,           13 mars 1935). D&#8217;autres ouvrent les yeux de l&#8217;opinion publique sur les faits historiques majeurs de l&#8217;entre-deux-guerre : « Hitler chez lui » (<em>Vu</em>, n° 387, 14 août 1935, Agence France Presse) et la guerre civile espagnole (<em>Vu</em>, n° 144, 23 septembre 1936 par Capa). L&#8217;engagement de Vogel pour les républicains espagnols lui vaudra son éviction de la direction de la rédaction en août 1936.</p>
<p>Alexandre Liberman, directeur artistique dès 1932, accentuera la qualité de la mise en page et son caractère résolument novateur (infographie, photomontage, etc.) qui inspire encore les magazines d&#8217;aujourd&#8217;hui. <em>Vu</em> s&#8217;éteindra en juin 1940, juste avant l&#8217;arrivée des troupes allemandes dans Paris.</p>
<p>Vincent Motron</p>
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		<title>Radiocitron : la maladie psychique apprivoisée</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 19:20:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lise Michaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le net à l'oeil]]></category>
		<category><![CDATA[maladie psychique]]></category>
		<category><![CDATA[radio]]></category>
		<category><![CDATA[Radiocitron]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Inaugurée le 26 janvier à Radiofrance par Jean-Luc Hees, son PDG, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, Radiocitron est entièrement animée par des patients atteints de troubles psychiques, accompagnés du personnel soignant.
C&#8217;est l&#8217;association parisienne l&#8217;Elan retrouvé qui a lancé le projet et qui gère cette radio pas comme les autres. Elle accueille des patients [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3072" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-3072" title="Citron" src="http://ateliercfd.org/wpsr/wp-content/uploads/2010/02/Citron-150x150.jpg" alt="©DR" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">©DR</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Inaugurée le 26 janvier à Radiofrance par Jean-Luc Hees, son PDG, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, Radiocitron est entièrement animée par des patients atteints de troubles psychiques, accompagnés du personnel soignant.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est l&#8217;association parisienne l&#8217;Elan retrouvé qui a lancé le projet et qui gère cette radio pas comme les autres. Elle accueille des patients provenant de divers établissements répartis en région Ile-de-France. Sa marque : une créativité foisonnante, voire délirante qui écrit des chroniques souvent drôles et poétiques. Les animateurs, formés par Patrice Minet de France Culture, ont carte blanche quant au contenu. Au nombre des chroniques figurent les <em>Contes centrés </em>littéraires, les débats appelés <em>Citrons pressés, </em>le <em>slam</em>, le <em>Touti fruti</em>, billet d&#8217;humeur avec son horoscope loufoque, le <em>dièse de citron, </em>chronique musicale<em>, </em>et enfin<em>, </em>la recette qui devient<em> la raclette de cuisine.<span id="more-1741"></span><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.radiocitron.com">Radiocitron</a> s&#8217;adresse au grand public. Créée en septembre 2009, elle est déjà diffusée sur le Web. Et elle espère bientôt décrocher un créneau régulier à la radio. &laquo;&nbsp;Nous allons tout faire pour libérer du temps d&#8217;antenne&nbsp;&raquo; a promis Jean-Luc Hees. Elle s&#8217;est inspirée au départ d&#8217;une radio argentine à succès, La Colifata, qui émet depuis un hôpital psychiatrique. Cette dernière réunit aujourd&#8217;hui 7 millions d&#8217;auditeurs. Des expériences similaires ont aussi vu le jour en Italie, en Espagne et en Angleterre.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Une bonne raison d&#8217;exister </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon Jean-Luc Hees, &laquo;&nbsp;la radio, c&#8217;est l&#8217;exact contraire de l&#8217;enfermement&nbsp;&raquo;. Constituer une émission de radio suppose donc l&#8217;aménagement d&#8217;un espace de parole favorisant le lien entre ses acteurs et auditeurs. En l&#8217;occurrence, il s&#8217;agit de permettre à ceux que l&#8217;on n&#8217;entend pas d&#8217;habitude de s&#8217;exprimer et de partager cet espace avec le reste de la communauté, dans le respect des différences. Or, les patients-animateurs souhaitent ardemment voir évoluer l&#8217;image de la maladie psychique.</p>
<p style="text-align: left;">La représentation sociale de la folie est en général pleine de préjugés et de peurs , ce qui ne facilite pas la communication. A l&#8217;inverse, ces gens en souffrance vivent leur maladie comme une tare. Ils la cachent, sinon ils ne parviennent pas à se sentir partie intégrante de la société au sein de laquelle ils évoluent. Pourtant, &laquo;&nbsp;c&#8217;est dans le regard de l&#8217;autre qu&#8217;on sait si l&#8217;on existe&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: left;">Vous pourrez les rencontrer lors de leur prochain enregistrement , le samedi 27 février au centre Valeyre, 24 rue de Rochechouart, Paris IX<sup>e</sup>, de 14h à 17h.</p>
<p style="text-align: left;">Lise MICHAUD</p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Abéhessaire</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 21:09:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Vernet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le SR à la loupe]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[secrétaire de rédaction]]></category>

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		<description><![CDATA[«Abéhessaire», c&#8217;est-à-dire AB-SR : l&#8217;abécédaire du SR. Jeu de mots, donc — mais bourde, également, car ceci n’est pas un abécédaire. C’est un lexique. C’est également un acrostiche. Quant à ceux qui ignoreraient, ainsi que nous l&#8217;ignorions nous-mêmes il y a peu, ce qu’est un acrostiche, nous les invitons à aller un peu y voir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Abéhessaire», c&#8217;est-à-dire AB-SR : l&#8217;abécédaire du SR. Jeu de mots, donc — mais bourde, également, car ceci n’est pas un abécédaire. C’est un lexique. C’est également un acrostiche. Quant à ceux qui ignoreraient, ainsi que nous l&#8217;ignorions nous-mêmes il y a peu, ce qu’est un acrostiche, nous les invitons à aller un peu y voir dans un dictionnaire. Ils s’en trouveront déjà, dans l’esprit, à moitié SR.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1729" title="AB_SR" src="http://ateliercfd.org/wpsr/wp-content/uploads/2010/02/AB_SR2.jpg" alt="AB_SR" width="539" height="709" /></p>
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		<title>Différend entre Direct Matin et les Ouvriers du livre</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 21:02:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cindy Roudier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau billet]]></category>
		<category><![CDATA[Regards sur la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Bolloré]]></category>
		<category><![CDATA[Direct Matin]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat]]></category>

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		<description><![CDATA[Le journal gratuit a quitté les imprimeries du groupe Le Monde au profit d&#8217;une entreprise non spécialisée dans la presse. Les syndicats de ce secteur s&#8217;enflamment et défendent leur monopole.
Paraîtra ? Paraîtra pas ? Chaque matin, se pose la même question : le quotidien gratuit Direct Matin sera-t-il dans les présentoirs ? Depuis le 18 janvier, la décision du groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le journal gratuit a quitté les imprimeries du groupe Le Monde au profit d&#8217;une entreprise non spécialisée dans la presse. Les syndicats de ce secteur s&#8217;enflamment et défendent leur monopole.</strong></p>
<p>Paraîtra ? Paraîtra pas ? Chaque matin, se pose la même question : le quotidien gratuit <em>Direct Matin</em> sera-t-il dans les présentoirs ? Depuis le 18 janvier, la décision du groupe Bolloré de cesser de faire publier son titre par Le Monde Impression a de lourdes conséquences sur la distribution. Le 3 février dernier, le journal a refait son apparition, mais il n’est désormais disponible qu’à partir de l’après-midi, clouant au pilori son homologue <em>Direct Soir</em> qui, lui, n&#8217;a ressurgi que le lundi 8 février.<span id="more-1695"></span></p>
<p>En dénonçant son contrat avec l’imprimerie du célèbre quotidien, pour cause de mauvaise qualité des tirages, Vincent Bolloré, ami de Nicolas Sarkozy, s’est attiré les foudres du Comité intersyndical du livre parisien. Ce dernier s’oppose à la volonté de l’entrepreneur de confier à Brodard Graphique, une imprimerie non dédiée à la presse (dite « de labeur »), le soin d’éditer ses publications. Cette décision « conduirait inévitablement à l’affaiblissement de la charge de travail de l’imprimerie du <em>Monde, </em>mettant, de fait, en péril la nécessaire modernisation de cette entreprise », selon le Syndicat.</p>
<p><strong><em>Les Echos </em>aggraveraient la débâcle du Monde Impression</strong></p>
<p>Au-delà du besoin de préserver leur travail au sein du groupe Le Monde, dont la situation financière est au plus mal, les Ouvriers du livre craignent que cette décision ne crée un précédent. Ils se sont battus en 2003, pour que les gratuits soient imprimés par leurs soins et ne veulent pas que cette tâche leur échappe. Blocage de Brodard Graphique, destruction d’exemplaires de <em>Direct,</em> tous les moyens sont bons pour faire entendre leur désaccord. D’autant que le quotidien <em>Les Echos,</em> également imprimé par Le Monde, a aussi décidé de prendre la poudre d’escampette.</p>
<p>Dans l&#8217;univers des médias, les rumeurs vont bon train : sabotage délibéré pour conduire <em>Le Monde</em> à la faillite, manœuvre pour implanter un nouveau journal sur le même concept que le quotidien du soir que souhaite lancer Bolloré prochainement ? Des questions se posent également sur l&#8217;implication du président de la République dans cette décision.</p>
<p>Cindy ROUDIER</p>
<p><strong>Les Ouvriers du livre :</strong></p>
<p>On désigne sous cette appellation le personnel des imprimeries de presse. Cette corporation, née dans l’entre-deux-guerres, a obtenu, depuis la Libération, l’exclusivité de l’impression des quotidiens. Elle regroupe : typographes, linotypistes, correcteurs, photograveurs, rotativistes. Aucune embauche ne peut se faire sans son aval. Le Syndicat général du livre et de la communication écrite est très présent chez <a href="http://www.presstalis.fr/index.htm">Presstalis</a> (ex-NMPP), principale société chargée de la distribution des journaux en France. Majoritairement CGT, ses employés sont souvent virulents. Les patrons de presse n’ont pas réussi à se libérer de leur emprise.</p>
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		<item>
		<title>Peut-on s&#8217;informer sur Twitter et Facebook ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 12:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Garré</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le net à l'oeil]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>

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		<description><![CDATA[Lundi 1er février : cinq journalistes partent s&#8217;isoler dans un gîte au fin fond du Périgord afin de se livrer, pendant cinq jours, à une expérience inédite : évaluer quelle information émerge des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook.
Issus de cinq radios francophones (Radio Canada, France Inter, France Info, la RTS et la RTBF), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1666" class="wp-caption alignleft" style="width: 231px"><img class="size-full wp-image-1666" title="©radiofrance" src="http://ateliercfd.org/wpsr/wp-content/uploads/2010/02/Image-11.png" alt="Les journalistes du projet" width="221" height="291" /><p class="wp-caption-text">Les journalistes du projet</p></div>
<p><strong>Lundi 1<sup>er</sup> février : cinq journalistes partent s&#8217;isoler dans un gîte au fin fond du Périgord afin de se livrer, pendant cinq jours, à une expérience inédite : évaluer quelle information émerge des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook.</strong></p>
<p>Issus de cinq radios francophones (Radio Canada, France Inter, France Info, la RTS et la RTBF), les cinq cobayes n&#8217;auront accès, durant leur retraite, à aucune source d&#8217;information traditionnelle, ni journaux, ni radio, ni télévision, ni dépêches d&#8217;agence, juste des ordinateurs vierges de tout contenu. Et, pour accéder à l’information, deux moyens, et deux seuls : le site de microblogging Twitter et le réseau social Facebook. <a href="http://huisclossurlenet.radiofrance.fr/">« Huis-clos sur le Net »</a>, tel est le le nom de cette « opération vérité », à l&#8217;initiative des radios francophones publiques, que nous pourrons suivre durant la semaine sur France Inter et France Info.<br />
<span id="more-1655"></span><br />
Dans <em>Libération</em> du 21 janvier, Philippe Chaffanjon, directeur de France Info, expliquait : « On dit souvent que les médias traditionnels sont menacés par ces sources alternatives d’informations. Mais quelle lecture du monde a-t-on à travers Facebook et Twitter ? Cette éprouvette numérique n’a pas pour but de montrer que les médias traditionnels sont indispensables, ou le contraire. Ce qu’on cherche à savoir, c’est si on est informé de la même manière avec les réseaux sociaux qu’avec les médias classiques. »</p>
<p>Il sera intéressant de recueillir l&#8217;avis des chercheurs en sciences de l&#8217;information sur les résultat de l&#8217;expérience. D&#8217;ors et déjà, certains d&#8217;entre eux jugent l&#8217;expérience intéressante, mais la trouvent incomplète et relativement prévisible (voir à ce propos <a href="http://www.rue89.com/2010/01/21/cinq-journalistes-sur-twitter-et-facebook-ce-quils-sauront-ou-pas-134880">l&#8217;article de <em>Rue 89</em></a>).</p>
<p>Laurent Garré</p>
]]></content:encoded>
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