Category Archives: L'œil sur la langue

Evolution de la langue et de son usage dans les médias et la société.

La mariée avait fauté

« L’amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d’orties » (proverbe finlandais). Quoi de plus étonnant que notre mariée ne le fut qu’en rêve, tant de fautes (seize, pour être précis) s’étant glissées dans son cortège ? Pour bien débuter l’année, un petit jeu d’orthographe (et autres barbarismes, emplois fautifs…) incitera à la vigilance avant d’embrasser le métier de SR. Toutes les réponses dans le billet intitulé: « La mariée avait fauté, et fut corrigée ».

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Ya-ka, fô-kon

Avec son essai Zéro faute, sorti en septembre 2009 aux éditions Mille et une nuits, le journaliste et auteur de plusieurs best-sellers, François de Closets, relance le débat sur la réforme de l’orthographe. Une question importante à l’heure où, pour pallier les lacunes de leurs étudiants, certains établissements supérieurs remettent au programme des cours d’orthographe.

« Il faut décriminaliser les fautes d’orthographe » assène François de Closets, qui dans son essai, Zéro faute, remonte l’un de ses chevaux de bataille favoris : la réforme de l’orthographe. Le linguiste Jean-Pierre Jaffré, chercheur au CNRS et spécialiste des évolutions des langues, lui emboîte le pas : « Il faut accepter une variation orthographique aussi longtemps que le sens n’est pas altéré ». À en croire ces deux défenseurs des délinquants orthographiques, il faudrait donc légaliser les fautes les plus courantes : unifier le pluriel des noms (notamment en changeant ceux en x pour leur donner le s, et en normalisant le pluriel des noms composés), rendre invariable tout participe passé employé avec « avoir », etc.
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L’Oujipo n’a pas la langue de bois

Nous annoncions, il y a quelque temps, la création de l’Ouvroir de journalisme potentiel (Oujipo), dans une indifférence exemplaire. Notre enthousiasme n’en a été que médiocrement atteint. Nous sommes mus, en effet, par ce qu’il est convenu d’appeler la foi du charbonnier ; et cela sans avoir jamais eu la moindre idée de ce que cette expression signifiait. Aussi donnons-nous suite à notre premier communiqué. Get the whole story »

Quand l’alphabet turc faisait sa révolution

©DR

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La réforme linguistique qu’a connue la Turquie dans les années vingt a été d’une rare violence et intensité. Le pays, à marche idéologique forcée, a littéralement changé d’alphabet.

En 1926, Mustafa Kemal, président de la République turque, obtient les pleins pouvoirs. Dès lors, il n’aura de cesse de mener le Dil Devrimi (la révolution linguistique), au cœur de sa transformation de la Turquie en un Etat « moderne et indépendant ». Sous l’Empire ottoman, le turc se teintait massivement d’arabe classique et de persan (langue de la diplomatie, des arts et de la littérature) et l’alphabet arabe utilisé n’en traduisait pas toutes les subtilités. Il y avait un gouffre entre cette langue turco ottomane de l’élite et celle du peuple à 90 % analphabète. Le 1er novembre 1928, l’Assemblée nationale adopte une loi interdisant l’emploi des caractères arabes. Get the whole story »

De l’usage à l’usure des mots

 

Réfugiés. Photo Jsome1.

Réfugiés. Photo Jsome1.

Paresse intellectuelle et indigence du langage vont de pair. George Orwell en faisait déjà le constat au siècle dernier.


 Sitôt écrits, sitôt périmés ! L’assertion conviendrait à bien des articles publiés de nos jours. L’accélération du flux de l’information expliquerait le phénomène. Pourtant, en mai 1945, quand il écrit Politics and the English Language, George Orwell ne pense évidemment pas à Internet. Get the whole story »

L’Oujipo sort du bois

Quels trublions se cachent derrière cet acronyme ? Ce nouveau mouvement va-t-il se révéler à la hauteur de son éminent prédécesseur, l’Oulipo (1), créé autour de Raymond Queneau ?

Les journalistes, secrétaires de rédaction et cruciverbistes fédérés au sein du Rassemblement des travailleurs de l’écrit, des médias et de la presse quotidienne (RatéMéPresQue), ont créé, ce 20 octobre 2009, l’Ouvroir de journalisme potentiel (Oujipo). Get the whole story »

De la rue au dico : le circuit des mots nouveaux

Chaque année, de nouveaux mots se frayent un chemin vers le dictionnaire. Qu’ils empruntent la voie du Journal officiel ou celle des médias, qui relaient la parole de la rue, ils font sans cesse évoluer notre langue.

Les hommes politiques raffolent de l’exercice. Les jeunes de banlieue aussi. Sans parler des Anglo-Saxons, qui adorent nous susurrer de nouveaux mots. Du barbarisme à l’anglicisme, en passant par le néologisme, le lexique français s’enrichit. Des termes se propagent, jusqu’à devenir courants. Get the whole story »

« Jungle » de Calais : quand information et communication se confondent

Malgré la foule de journalistes mobilisés, la communication du gouvernement sur la fermeture de la « jungle » sera celle que diffuseront les sites internet de presse.

Le 16 septembre dernier, Eric Besson, ministre de l’Immigration, annonçait au 20h de TF1 la « fermeture » de la « jungle » de Calais, intervenue le 22 septembre. Le jour même, et jusqu’au lendemain, la diffusion d’un communiqué officiel , puis d’une dépêche AFP, serviront de base aux articles des sites de presse qui utiliseront, souvent tels quels, les termes employés dans ces deux textes. Get the whole story »

Laisse béton version 2.0.1

La reprise du fameux tube de Renaud par R.Wan, chanteur du groupe parisien de rap-musette JAVA, est un bon indicateur pour mesurer l’évolution du jargon de la jeunesse depuis les années 70.


Lâche l’affaire : sous ce titre, R.Wan, dans son album paru en 2006 et intitulé Radio Cortex, a repris la célèbre chanson de Renaud, Laisse béton, datant de 1977. Get the whole story »

Laisse béton version 2.0

La reprise du fameux tube de Renaud par R.Wan, chanteur du groupe parisien de rap-musette JAVA, donne à entendre une évolution de l’argot. Cette reprise est un bon indicateur pour mesurer l’évolution du jargon de la jeunesse depuis les années  70.


Lâche l’affaire : sous ce titre, R.Wan, le chanteur du groupe JAVA, dans son album paru en 2006 et intitulé Radio Cortex, a repris la célèbre chanson de Renaud,  Laisse béton, datant de 1977.

Dans le tube de Renaud, l’expression « laisse béton » est la seule à utiliser la technique d’inversion des syllabes. Le verlan, en 1977, ne s’est pas encore fondu dans le parler argotique et il est très peu usité en dehors de son milieu d’origine, la banlieue parisienne. Get the whole story »