« L’amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d’orties » (proverbe finlandais). Quoi de plus étonnant que notre mariée ne le fut qu’en rêve, tant de fautes (seize, pour être précis) s’étant glissées dans son cortège ? Pour bien débuter l’année, un petit jeu d’orthographe (et autres barbarismes, emplois fautifs…) incitera à la vigilance avant d’embrasser le métier de SR. Toutes les réponses dans le billet intitulé: « La mariée avait fauté, et fut corrigée ».
L'œil du SR
Le blog des secrétaires de rédaction de l'EMI-CFD 2010
La mariée avait fauté
Trouve les bons maux de Raoul
À travers l’épopée de notre héros, choisis le terme approprié parmi les deux propositions entre parenthèses. À toi de déjouer les pièges.
Après être passé sous les fourches caudines de (l’amour – la prison), Raoul est devenu un autre homme. Il a renoué avec ses amis. Il a abandonné ses messes noires, son lit en forme de tombe et son papier peint à têtes de mort. Tout ce décor (macabre – morbide) l’avait lassé. Raoul, c’est ce type (dégingandé – déguingandé) qui, au lycée, s’amusait à écrire des portraits (satyriques – satiriques) sur ses camarades de classe. Il avait amassé toute une collection de livres érotiques. Quand sa mère est tombée dessus, elle a fait des coupes (sombres – claires) dans sa bibliothèque. Il lui est resté à peine un quart des ouvrages. Et les ennuis ont continué. Lorsqu’il a rencontré sa femme, on peut même dire qu’il (a fait son chemin de Damas – est passé de Charybde en Scylla). Sous des dehors d’agneau, c’était une louve. Elle lui a fait une vie infernale. A cause d’elle, il a eu des soucis (pécuniers – pécuniaires) et il est tombé (à nouveau – de nouveau) dans ses anciens travers. Loin de nous l’idée d’en faire un (martyr – martyre), Raoul n’était pas exactement un ange. Malgré le temps qu’il consacra à son instruction en solitaire, il devint un parfait (macho – phallocrate). Il s’était en effet arrêté aux Grecs et considérait toujours, texte à l’appui, qu’une femme ne devrait pas avoir accès à la citoyenneté. Ses camarades lui trouvèrent d’ailleurs le bel/beau (épithète homérique – surnom) de « Raoul aux idées courtes », après quelques conversations animées. Lui qui avait si bien su les impressionner par sa science érotique, était rapidement passé de (la roche Tarpéienne au Capitole – du Capitole à la roche Tarpéienne). Sous la (houlette – férule) d’un de ses camarades, il fut contraint régulièrement de demander pardon à la (vierge Marie -Madone) pour ses insultes contre la gente féminine. C’est à cette époque, pourtant, qu’il troqua ses rituels sataniques contre l’adoration quotidienne d’une icône peinte, représentant un (chérubin – séraphin) aux trois grandes ailes dorées.
Alexandra Depierre et Caroline Six
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Ya-ka, fô-kon
Avec son essai Zéro faute, sorti en septembre 2009 aux éditions Mille et une nuits, le journaliste et auteur de plusieurs best-sellers, François de Closets, relance le débat sur la réforme de l’orthographe. Une question importante à l’heure où, pour pallier les lacunes de leurs étudiants, certains établissements supérieurs remettent au programme des cours d’orthographe.
« Il faut décriminaliser les fautes d’orthographe » assène François de Closets, qui dans son essai, Zéro faute, remonte l’un de ses chevaux de bataille favoris : la réforme de l’orthographe. Le linguiste Jean-Pierre Jaffré, chercheur au CNRS et spécialiste des évolutions des langues, lui emboîte le pas : « Il faut accepter une variation orthographique aussi longtemps que le sens n’est pas altéré ». À en croire ces deux défenseurs des délinquants orthographiques, il faudrait donc légaliser les fautes les plus courantes : unifier le pluriel des noms (notamment en changeant ceux en x pour leur donner le s, et en normalisant le pluriel des noms composés), rendre invariable tout participe passé employé avec « avoir », etc.
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Qu’est-ce qui fait twitter les journalistes ?
Les journalistes sont de plus en plus nombreux à s’exprimer via Twitter, le site de microblogging où l’on communique en 140 signes maximum. Backchich.info a lancé un débat dans la profession en pointant les conséquences que cette pratique peut avoir sur l’information.
Le site bakchich.info a créé le buzz sur la toile et dans les médias avec un article daté du 17 février où l’auteur, caché derrière un pseudonyme, dénonce le web-journalisme made in Twitter et les retentissements que génère le microblogging avec de l’information « vite écrite, souvent pas vérifiée et tout simplement relayée ». Suite du billet
Information payante… ou pas

©A-S Potier
Le Monde avait ouvert la voie en 2000, Le Figaro s’est lancé à son tour en février. De plus en plus de journaux rendent une partie de leur site web accessible uniquement sur abonnement. À chaque fois le débat de la gratuité de l’information sur internet et de la possibilité d’un nouveau modèle économique est relancé.
Depuis le 15 février 2010, le site du Figaro propose deux formules payantes : Mon Figaro Select à 8€ par mois (gratuit pour les abonnés papier) et Mon Figaro Business, facturé 15€ par mois.
Il subsiste une version totalement libre d’accès mais sous un format moins interactif (pour déposer une réaction, il convient de s’inscrire -gratuitement- à Mon Figaro Connect) Suite du billet
Le jour où le monde a Vu
Le 21 mars 1928, « Vu » sort en kiosque. En publiant dans un format inédit les clichés des géants de la photo, l’hebdomadaire a témoigné de son temps et révolutionné le traitement de l’image en magazine.

Couverture de Vu, 1933
Mettre « à la portée de l’œil la vie universelle ». C’était l’ambition du créateur des 638 numéros de l’illustre hebdomadaire français qui inspirera Life et Regards. Lucien Vogel, homme de presse, est le premier à oser mettre en scène l’information grâce au reportage photographique. Il libère ainsi l’image de sa fonction purement illustrative. Suite du billet
Radiocitron : la maladie psychique apprivoisée

©DR
Inaugurée le 26 janvier à Radiofrance par Jean-Luc Hees, son PDG, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, Radiocitron est entièrement animée par des patients atteints de troubles psychiques, accompagnés du personnel soignant.
C’est l’association parisienne l’Elan retrouvé qui a lancé le projet et qui gère cette radio pas comme les autres. Elle accueille des patients provenant de divers établissements répartis en région Ile-de-France. Sa marque : une créativité foisonnante, voire délirante qui écrit des chroniques souvent drôles et poétiques. Les animateurs, formés par Patrice Minet de France Culture, ont carte blanche quant au contenu. Au nombre des chroniques figurent les Contes centrés littéraires, les débats appelés Citrons pressés, le slam, le Touti fruti, billet d’humeur avec son horoscope loufoque, le dièse de citron, chronique musicale, et enfin, la recette qui devient la raclette de cuisine. Suite du billet
Abéhessaire
«Abéhessaire», c’est-à-dire AB-SR : l’abécédaire du SR. Jeu de mots, donc — mais bourde, également, car ceci n’est pas un abécédaire. C’est un lexique. C’est également un acrostiche. Quant à ceux qui ignoreraient, ainsi que nous l’ignorions nous-mêmes il y a peu, ce qu’est un acrostiche, nous les invitons à aller un peu y voir dans un dictionnaire. Ils s’en trouveront déjà, dans l’esprit, à moitié SR.

Différend entre Direct Matin et les Ouvriers du livre
Le journal gratuit a quitté les imprimeries du groupe Le Monde au profit d’une entreprise non spécialisée dans la presse. Les syndicats de ce secteur s’enflamment et défendent leur monopole.
Paraîtra ? Paraîtra pas ? Chaque matin, se pose la même question : le quotidien gratuit Direct Matin sera-t-il dans les présentoirs ? Depuis le 18 janvier, la décision du groupe Bolloré de cesser de faire publier son titre par Le Monde Impression a de lourdes conséquences sur la distribution. Le 3 février dernier, le journal a refait son apparition, mais il n’est désormais disponible qu’à partir de l’après-midi, clouant au pilori son homologue Direct Soir qui, lui, n’a ressurgi que le lundi 8 février. Suite du billet
Peut-on s’informer sur Twitter et Facebook ?

Les journalistes du projet
Lundi 1er février : cinq journalistes partent s’isoler dans un gîte au fin fond du Périgord afin de se livrer, pendant cinq jours, à une expérience inédite : évaluer quelle information émerge des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook.
Issus de cinq radios francophones (Radio Canada, France Inter, France Info, la RTS et la RTBF), les cinq cobayes n’auront accès, durant leur retraite, à aucune source d’information traditionnelle, ni journaux, ni radio, ni télévision, ni dépêches d’agence, juste des ordinateurs vierges de tout contenu. Et, pour accéder à l’information, deux moyens, et deux seuls : le site de microblogging Twitter et le réseau social Facebook. « Huis-clos sur le Net », tel est le le nom de cette « opération vérité », à l’initiative des radios francophones publiques, que nous pourrons suivre durant la semaine sur France Inter et France Info.
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